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PARIS, 10 avr 2013 (AFP) - Jean-Louis Borloo, le président de l'UDI, a demandé mercredi que la commission de transparence qui reçoit les déclarations d'avoirs des élus, ait les moyens de mener un travail d'enquête "professionnel et sérieux".
Interrogé par i>TELE sur les exigences de transparence patrimoniale qui se font jour dans la foulée de l'affaire Cahuzac, le député centriste a argumenté: "les ministres, les parlementaires sont soumis à des déclarations très strictes" mais la commission à laquelle ils l'adressent "estime qu'elle n'a pas les moyens de contrôle suffisants".
"Il faut qu'elle ait des moyens d'investigation", a demandé l'ex-ministre. "D'abord le parjure : il faut que les ministres soient entendus avant d'être nommés, comme aux États-Unis, qu'ils prêtent serment".
Puis "il faut que cette commission puisse saisir les moyens des douanes, du fisc, voire de la police judiciaire", selon M. Borloo.
Interrogé sur son propre patrimoine, il a rétorqué : "je ne vous le dirai pas".
Si une loi passait il le dévoilerait, "évidemment. Mon patrimoine est parfaitement connu !", a-t-il dit, ajoutant: "Il y a 25 ans, j'étais un des avocats les mieux pays du monde disait-on. Je suis parti à Valenciennes, j'ai tout quitté, pour 7.000 F par mois - c'était des francs à l'époque - comme maire".
"Je me suis défoncé pour cette ville", a-t-il poursuivi. "Ma femme a payé parce que je faisais de la politique, elle était journaliste elle présentait le 20H00".
Donc "les leçons de morale des uns et des autres me fatiguent", a tranché M. Borloo, estimant qu'en revanche, "sur les contrôles, il faut être intraitable".
Député et avocat d'affaires - comme il le fut et comme l'est l'UMP Jean-François Copé - est-ce incompatible ? Réponse de M. Borloo: "Vous pouvez difficilement à plein temps être sérieusement avocat, parlementaire, membre du gouvernement. Ce sujet, il existe". |
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PARIS, 09 avr 2013 (AFP) - L'Assemblée nationale décidera le 24 avril si elle constitue ou non une commission d'enquête, proposée par l'UDI de Jean-Louis Borloo, sur l'action du gouvernement durant l'affaire Cahuzac, a-t-on appris mardi de source parlementaire.
La commission sera constituée sauf si les trois cinquièmes des députés s'y opposent. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, s'est dit, le 7 avril, favorable à cette commission, et le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a indiqué mardi sur i>TELE qu'il ne s'y opposerait pas. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a indiqué au président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), qu'une telle commission, vu son objet, n'interfèrerait pas avec l'information judiciaire ouverte contre Jérôme Cahuzac, selon la même source. Si cela avait été le cas, la proposition du groupe UDI n'aurait pu être examinée par l'Assemblée. Selon cette proposition de résolution, cette commission enquêterait sur "l'action du gouvernement et des services de l'Etat" dans "la gestion d'une affaire qui a conduit à la démission d'un membre du gouvernement", entre le 4 décembre 2012, date des premières informations de Mediapart sur un compte en Suisse, transféré ensuite à Singapour, du ministre du Budget Jérôme Cahuzac, et le 2 avril 2013, date de ses aveux et de sa mise en examen. Il s'agit, précise l'article unique de la résolution, de "déterminer les éventuels dysfonctionnements" qui seraient intervenus. "Notre état d'esprit est le suivant: tout sauf la rumeur car il n'y a rien de pire dans une démocratie", a expliqué Jean-Louis Borloo lors d'un point presse à propos des motivations de son parti l'UDI. "Nous avons souhaité une enquête parlementaire avec serment simplement pour savoir (...) qui savait quoi, qui a fait quoi, en gros, à Bercy et à l'Intérieur. La question est en fait assez simple: +est-ce-que le gouvernement, sachant, a essayé de cacher ou simplement, étant informé comme vous et moi, a essayé de faire ce qu'il pouvait. Dans un cas, c'est une affaire gouvernementale grave, dans l'autre cas, c'est la difficulté de l'exercice gouvernemental", a-t-il résumé. "En gros, il y a dix hauts fonctionnaires et ministres à tout casser à interroger. Si on veut, cela peut prendre quinze jours", a-t-il dit. "Ce n'est pas une commission d'enquête accusatoire", a ajouté l'ancien ministre qui a rappelé avoir une culture d'avocat (son métier d'origine) plutôt que de procureur. "Mais je pense que seule la vérité dans ces circonstances est apaisante". "Alors, est-ce-que cette commission pourra faire des préconisations en plus? Je crois comprendre que tout le monde le souhaite. Et, pour bien montrer le caractère vraiment consensuel, je souhaiterais même que le président de l'Assemblée nationale préside la commission", a-t-il expliqué. "Une hypothèse qui n'est pas à l'ordre du jour" a répondu à l'AFP l'entourage de Claude Bartolone.
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PARIS, 09 avr 2013 (AFP) - Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a annoncé mardi que son parti s'abstiendrait lors du vote à l'Assemblée sur le projet de loi sur l'emploi, dans l'attente d'une modification du texte sur les horaires du travail à temps partiel qui, dit-il, pourrait intervenir au Sénat.
"Nous sommes totalement favorables au principe du dialogue social, c'est notre ADN", a expliqué lors d'un point presse l'ancien ministre de l'emploi en référence à l'accord national conclu en janvier dernier par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) qui a été transposé en projet de loi.
"Toutefois, il y a un sujet sur lequel on alerte le gouvernement et les partenaires sociaux depuis des semaines et qui nous paraît être une catastrophe programmée, il concerne l'interdiction de travailler moins de 24H par semaine, sauf accords dérogatoires de branches", a-t-il ajouté.
"Dans la pratique, personne ne mesure le tsunami en terme de chômage que cela va déclencher", a-t-il prévenu en insistant sur le problème que cette disposition posera à certaines catégories professionnelles comme "les intermittents du spectacle, les agriculteurs et les éleveurs ou les services à la personne qui ont été les plus gros pourvoyeurs d'emploi de ces cinq dernières années".
L'ancien ministre a assuré que le gouvernement avait pris l'engagement de revenir sur cette disposition au Sénat.
"On a un peu de mal à comprendre pourquoi il ne le fait pas à l'Assemblée mais, dont acte. Sous cette condition là, nous nous abstiendrons. Ce sera une abstention d'appel, constructive", a-t-il expliqué.
"Mais si par extraordinaire, il (le gouvernement) ne respectait pas sa parole au Sénat, nous pourrions être amenés à être plus sévère", a prévenu M. Borloo. |
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PARIS, 02 avr 2013 (AFP) - Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, a affirmé mardi sur Europe 1 qu'il voulait "débattre publiquement" avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de la politique économique et sociale, sur laquelle, selon lui, le gouvernement a "totalement perdu la main".
"Il y a le feu à la maison et le chef regarde sa boîte à outils" dans laquelle "il n'y a rien", a affirmé M. Borloo, en allusion à l'expression employée par le président François Hollande lors de son interview télévisée du 28 mars.
Selon lui, M. Hollande est apparu "totalement désemparé" lors de la première partie de son émission (...). Mon sentiment, c'est qu'ils ont totalement perdu la main" sur "la politique économique et sociale. C'est affligeant", a-t-il ajouté.
Le président de l'UDI "demande à Jean-Marc Ayrault qu'on puisse, devant les Français, débattre de manière extrêmement précise des sujets dont on doit débattre".
"Pour qu'il ne soit pas inquiet, je vais lui envoyer les sujets à l'avance. Je lui ai déjà écrit l'autre jour, il ne m'a pas répondu. S'il veut être aidé par son ministre des Finances, du Budget, de l'Emploi, il n'y a pas de problème", a-t-il ajouté.
Parmi les possibles sujets de discussion, M. Borloo a cité "le bâtiment, les services à la personne, les heures supplémentaires, la sidérurgie en Europe" qui "va mal se terminer".
Si M. Borloo estime que "le président de la République va sûrement tenir 4 ans à l'Elysée", il pense néanmoins "qu'ils vont peut-être revenir devant le peuple. L'UDI, avec son alliée l'UMP, aura à gérer ce pays", a-t-il soutenu, répétant qu'il était "inquiet". |
| PARIS, 20 mars 2013 (AFP) - |
Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a reproché mercredi à Jean-Marc Ayrault de n'avoir répondu ni aux questions des Français, ni de l'opposition à l'Assemblée, en confirmant que les députés de son groupe voteraient la motion de censure de l'UMP contre la politique économique du gouvernement.
Affirmant que "les Français sont perdus et ne comprennent ni votre cap, ni vos décisions", l'ex-ministre redevenu député a lancé au Premier ministre : "Votre discours de cette après-midi l'atteste, vous ne nous avez pas entendu, mais pire, vous n'entendez pas les Français". Il a reproché au gouvernement de n'avoir "pas dit la vérité aux Français", d'avoir fait des "erreurs manifestes" notamment par la suppression des heures supplémentaires défiscalisées et de n'avoir "pas de cap". "Vous avez pris des décisions extrêmement néfastes en matière d'emploi dans deux secteurs, qui ne dépendent ni de la crise internationale, ni du niveau de l'euro, ni des Chinois, ni des Américains, mais de vous seuls et qui représentent, directement ou indirectement, entre un quart et un tiers des salariés privés" : le bâtiment-logement et les services à la personne, a lancé M. Borloo. Pour cet ex-ministre de l'Emploi, cet "écart entre les bonnes et mauvaises décisions, c'est 300.000, 400.000, 500.000 emplois, c'est deux fermetures du site industriel d'Aulnay-sous-Bois tous les deux jours". Mais, s'est écrié le chef de file des députés de l'UDI, "le plus grave de tout c'est que les Français ne savent plus où ils vont". "Vous aviez promis la croissance ils ont l'austérité, ils ont perdu confiance en l'avenir et ont stoppé leurs investissements (...) Pour remettre la France en mouvement et après avoir augmenté de plus de 30 milliards (d'euros) les prélèvements obligatoires, ils ont le droit de savoir si la ponction va continuer ou s'arrêter", selon M. Borloo. "Les Français peuvent comprendre la difficulté, mais ils veulent savoir", a-t-il jugé. Peu après, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, M. Borloo disait avoir "l'impression que François Hollande s'est gardé les annonces" pour son intervention médiatique, prévue dans quelques jours. |
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