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PARIS, 27 mars 2011 (AFP) - Le secrétaire général du Parti radical, Laurent Hénart, a estimé dimanche que la séquence des cantonales venait confirmer la démarche de son président Jean-Louis Borloo "de constituer une force politique nouvelle".
"La logique de Jean-Louis Borloo de constituer une force politique nouvelle se trouve confirmée par la séquence des cantonales", a expliqué à l'AFP M. Hénart.
"C'est la confirmation d'un message qui avait déjà été envoyé aux régionales par les électeurs et qui se caractérise par une montée de l'abstention et du vote extrême", a-t-il précisé, en constatant qu'à l'époque, l'exécutif avait déjà évoqué la nécessité d'engager "une nouvelle étape du quinquennat".
"Aujourd'hui, c'est toujours la réalité de cette société bloquée qui se traduit dans les urnes, cette idée que l'on ne se préoccupe pas des vrais problèmes des Français que sont l'emploi, le pouvoir d'achat ou la réussite des jeunes", a-t-il fait valoir.
"On a également vu aux cantonales, comme aux dernières régionales, une majorité présidentielle dominée par l'UMP, elle-même dominée par son aile droite. Et on constate au final que plus la majorité resserre son espace politique, plus elle enregistre des déconvenues électorales", souligne le député.
Pour M. Hénart, "cela donne une responsabilité particulière aux radicaux, aux centristes et aux républicains sociaux, dont Jean-Louis Borloo porte l'ambition sociale". |
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«Pas d'ambiguïté.» Si Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé laissent les électeurs libres de leur vote dimanche, Jean-Louis Borloo veut plus de clarté : «Je le dis de manière la plus solennelle, il ne peut pas y avoir pour nous, les radicaux et (…) l'ensemble de la famille centriste, une voix, un vote et un élu du FN», a-t-il déclaré lundi. «Le PS n'est pas sur la même ligne que le FN. (…) Faire barrage au FN est indispensable. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté pour nous.»
Lundi, le secrétaire général du Parti radical Laurent Hénart s'est donc félicité que « la position courageuse» de Jean-Louis Borloo ait «ouvert la voie à d'autres, dont le premier ministre François Fillon». Fillon sur les brisées de Borloo : voilà qui a enchanté l'entourage du patron des radicaux.
Borloo veut se démarquer et creuser son sillon. Le président du Parti radical, qui n'exclut pas une candidature en 2012, a donné rendez-vous aux Français après les cantonales pour «tirer les leçons de ce qui s'est passé». Il a promis de travailler à fixer un «cap clair» dont les Français ont «besoin». «On ne peut pas refaire ce qui a marché entre 2005 et 2007, à savoir siphonner les voix du FN, analyse un très proche de Borloo. À l'époque, Jean-Marie Le Pen était un octogénaire qui jouait avec les provocations. Face à lui, il y avait un Sarkozy jeune, en rupture avec l'establishment. Aujourd'hui, ce n'est plus tout à fait ça… Sarkozy et Copé font le jeu du FN.»
Le fossé se creuse
Le président exécutif du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, a lui aussi exhorté les électeurs à voter pour «le candidat démocrate restant en lice». «Je n'ai pas peur de prononcer le nom de front républicain», a lancé la sénatrice centriste (UMP) Fabienne Keller.
À l'UMP, ces déclarations font hausser les épaules. «Borloo joue sa carte. Il se positionne pour être le dernier premier ministre du quinquennat» , grince un ministre. Lundi matin à l'Élysée, Nicolas Sarkozy - qui veut éviter à tout prix une candidature centriste en 2012 - a ironisé : «Il ne m'a pas semblé voir une explosion du score des centristes au cours de cette élection !» Reste que le fossé se creuse encore un peu plus entre les différentes sensibilités de la majorité. |
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PARIS, 21 mars 2011 (AFP) - Le secrétaire général du parti radical Laurent Hénart s'est félicité lundi que "la position courageuse" de Jean-Louis Borloo qui a appelé dimanche à "faire barrage au FN" au second tour des cantonales ait "ouvert la voie à d'autres, dont le Premier ministre François Fillon".
L'ancien ministre de l'Ecologie et président du parti radical a appelé dimanche soir à "faire barrage au FN et à voter pour le PS" au second tour des cantonales.
Peu de temps avant, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé avait déclaré qu'il laissait les électeurs du parti majoritaire "libres de leur choix" en cas de duel "gauche/extrême droite" au second tour des élections cantonales, refusant le vote FN et le "front républicain".
"C'était bien que Jean-Louis Borloo rappelle la position radicale qui n'est pas seulement la position de notre parti mais une position radicalement républicaine", a expliqué M. Hénart.
"Je vois que cette position courageuse, qui pouvait paraître isolée dimanche, ouvre la voie à d'autres, dont le Premier ministre François Fillon dont je salue la clarté", a-t-il ajouté.
François Fillon a appelé lundi soir, devant le bureau politique de l'UMP, les électeurs de la majorité à "voter contre le Front national" en cas de duel PS-FN au second tour des élections cantonales, selon des participants à cette réunion à huis clos |
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PARIS, 21 mars 2011 (AFP) - Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo a pointé lundi l'ambiguïté de l'UMP sur le FN et donné rendez-vous aux Français après les cantonales pour "tirer les leçons de ce qui s'est passé" en promettant de travailler à fixer "un cap clair" pour les années à venir.
Une "élection est l'expression d'une ligne politique, d'une éthique, d'un projet construit sur des valeurs, qui sont des valeurs républicaines qui sont les nôtres. Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté pour nous", a expliqué l'ex-ministre de l'Ecologie au siège de son parti, en référence au débat sur un front républicain face au FN.
"Je le dis, ici, de la manière la plus claire et la plus solennelle, il ne peut pas y avoir pour nous les Radicaux et je crois pour l'ensemble de la famille centriste, une voix, un vote et un élu du FN", a-t-il lancé.
"Il ne s'agit pas de stigmatiser ses électeurs, mais il y a des moments où il ne peut pas y avoir d'ambiguïté", a-t-il ajouté en référence à la position de l'UMP laissant les électeurs "libres de leur choix en cas de duel "gauche/extrême droite" au second tour des élections cantonales, refusant à choisir entre le vote FN et le "front républicain".
Jean-Louis Borloo a rappelé à ce sujet qu'il avait refusé en 1992 d'être élu président de la région Nord-pas-de-Calais grâce à une voix du FN, préférant laisser sa place à Marie-Christine Blandin des Verts.
"Le PS n'est pas sur la même ligne et sur le même statut que le FN, c'est ma constante depuis 1992 et celle de ma famille politique, le Parti radical. Faire barrage au FN est évidemment indispensable", a-t-il réaffirmé.
"Il peut y avoir des consensus avec des partis républicains", a-t-il fait valoir citant en exemple la loi sur la laïcité, sur les signes ostentatoires dans les services publiques ou sur l'engagement français en Libye.
"Après le deuxième tour des cantonales et après, je le souhaite, un sursaut de notre électorat et de nos candidats, il faudra néanmoins tirer les leçons de ce qui s'est passé", a expliqué M. Borloo.
"Les Français sont dans le désarroi. Ils ont besoin d'un cap clair, d'une méthode, d'une main tendue, il faudra fixer ce cap et ce nouveau cadre. C'est ce à quoi, avec mes amis nous nous emploierons immédiatement après le deuxième tour des cantonales", a-t-il expliqué. |
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