Revue de presse
Borloo demande à Hollande de faire appliquer la loi sur les "Chibanis", AFP, 20 décembre 2012 PDF Imprimer

PARIS, 20 déc 2012 (AFP) - Le président de l'UDI Jean-Louis Borloo a demandé jeudi au président François Hollande, en déplacement en Algérie, de publier les décrets d'application d'une loi de 2007 pour l'aide à la réinsertion dans leur pays des vieux travailleurs maghrébins "Chibanis".
"Puisque François Hollande est aujourd'hui à Alger, avant qu'il ne reparte, qu'il annonce que les deux décrets vont être publiés et que nos frères Chibanis vont pouvoir rentrer en Algérie et toucher leurs pensions", a demandé le député du Nord sur BFMTV/RMC.
Portée par M. Borloo et votée en 2007 à l'unanimité par les deux chambres, cette loi permet aux vieux migrants "Chibanis" ("anciens" en arabe), essentiellement maghrébins, de percevoir leurs aides au logement, assurances maladie ou vieillesse, quel que soit l'endroit où ils résident et notamment dans leur pays d'origine s'ils souhaitent y retourner pour leur fin de vie.
"Depuis cinq ans et demi, cette loi n'a pas fait l'objet des deux décrets qui permettent qu'elle soit appliquée. Je m'en suis rendu compte il y a un an et demi quand j'ai quitté le gouvernement", a indiqué Jean-Louis Borloo.
"Il y a un blocage, je ne sais pas à quel niveau, c'est tellement simple", a regretté l'ancien ministre de l'Ecologie. "C'est une affaire de fraternité, de dignité... Il faut savoir, symboliquement et humainement, l'énorme impact que ça aurait."
En janvier, M. Borloo avait déjà présenté la même demande à François Fillon, alors Premier ministre.
Le député UDI a également demandé la relance de l'Union pour la Méditerranée, fondée en 2008 à l'instigation du président Nicolas Sarkozy, se disant "absolument convaincu que l'avenir du sud de l'Europe, c'est le grand continent africain".

 
Borloo votera "à titre personnel" en faveur du mariage pour tous, AFP, 20 décembre 2012 PDF Imprimer

 

PARIS, 20 déc 2012 (AFP) - Le député et président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, votera "à titre personnel" le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels, qui sera débattu à partir du 29 janvier à l'Assemblée nationale, même si son groupe est très partagé sur la question.
Comme on lui demandait jeudi sur RMC/BFMTV "Voterez-vous le texte de loi sur le mariage pour tous?", l'ancien ministre de l'Ecologie a répondu: "Oui, à titre personnel".
"Le groupe UDI est partagé et c'est un sujet sur lequel depuis le début nous avons dit qu'il y aurait une liberté de conscience, une liberté d'expression et une liberté de vote", a-t-il rappelé en expliquant que les députés UDI ont beaucoup parlé de ce sujet "qui touche à l'intime" et ce, "de manière assez dépassionnée".
Pour l'instant, "un tiers du groupe va voter le texte, plus d'un tiers y est opposé et il y a un tout petit tiers qui continue à réfléchir", a-t-il résumé.
Et d'expliquer : "Je respecte tout à fait ceux qui sont défavorables au texte. Mais moi, à tout prendre, à la fin de la journée, je trouve que les blessures sont telles depuis tant d'années que malgré tout, je voterai ce texte".

 

 
ArcelorMittal: "on peut imaginer une OPA publique" (Borloo), AFP, 20 décembre 2012 PDF Imprimer

PARIS, 20 déc 2012 (AFP) - Le président des députés centristes UDI, Jean-Louis Borloo, a lancé jeudi l'idée d'une "OPA publique" sur ArcelorMittal pour "garantir l'avenir de la sidérurgie franco-européenne", rejetant toutefois une "nationalisation de chantage ou de punition".
"S'il faut bâtir une alternative avec les Espagnols, les Luxembourgeois, voire les Polonais et les Russes, (...) Mittal a bien fait une OPA hostile sur Arcelor, on peut imaginer une OPA publique pour garantir d'une manière stratégique l'avenir de la sidérurgie franco-européenne", a déclaré M. Borloo au micro de BFMTV/RMC.
ArcelorMittal et le gouvernement ont conclu un accord fin novembre concernant le site sidérurgique de Florange, après que le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg eut brandi la menace d'une nationalisation temporaire.
"La nationalisation ne peut pas être une forme de chantage ou de punition", a estimé Jean-Louis Borloo.
"La sidérurgie franco-européenne est absolument vitale pour nous. ArcelorMittal, 22.000 salariés en France, est une entreprise qui ne va pas bien", s'est alarmé le président de l'Union des démocrates et indépendants, faisant part de ses "inquiétudes".

 
AMIENS Jean-Louis Borloo voit déjà l'UDI «en leader de l'opposition», Courrier Picard, 14 décembre 2012 PDF Imprimer

En meeting ce soir près d'Amiens, le patron de la nouvelle union centriste nous l'a confié: l'UDI est «la plus tonique» face au gouvernement et au vu de la crise à l'UMP.

«À l'approche des régionales, tout d'un coup, le canal Seine-Nord connaîtra moins de difficultés »

 

L'UDI fédère plusieurs partis du centre. Les commentateurs vous prêtent un tournant libéral. Est-ce le cas ?

L'UDI est de centre droit, sociale, libérale, européenne et écologiste. La dimension sociale est primordiale. Mais nous défendons la liberté d'entreprendre et l'équilibre des comptes publics. Or, les messages adressés en ce moment au monde économique sont franchement négatifs.
Pourquoi alors avoir voté contre le «Pacte de compétitivité » du gouvernement ?
Parce que j'étais opposé aux 30 milliards d'euros d'aggravation des charges votés un mois avant. Ce crédit qui ne prévoit rien pour 2013, sera d'une très grande complexité pour les PME et incomplet notamment pour les travailleurs indépendants, les agriculteurs et les entreprises non soumises à l'impôt sur les sociétés ou sur le revenu. Pour autant, quand le gouvernement propose des mesures qui vont dans le sens de l'intérêt général, comme par exemple, les Emplois d'avenir, nous les votons.

L'UDI, combien d'adhérents ?
Nous sommes en cours d'évaluation car notre parti est en création. En revanche, nous avons comptabilisé 20 000 manifestations d'intérêt spontanées sur Internet. Notre objectif est d'atteindre 100 000 adhérents dans un an et 150 000 aux européennes.

Que pensez-vous de la situation à l'UMP ? Profitez-vous d'un report d'adhésions ?
L'UMP ? Je n'en pense rien ! Et je ne peux pas dire qu'il y a un transfert. Mais les enquêtes d'opinion le disent : l'UDI s'est assez vite inscrite dans le paysage politique. Notre image est la plus proche des attentes des Français, légèrement devant le PS. Peut-être qu'il se joue maintenant la structuration d'un leadership d'opposition avec l'UDI. À l'Assemblée, nous sommes les plus toniques face à Jean-Marc Ayrault.

Vu la cacophonie à l'UMP, votre allié n'est-il pas encombrant ?

Dans tous les grands pays, il y a des coalitions. L'UMP est notre allié naturel. On ne peut pas dire «Je verrai avec qui je m'allie après les échéances électorales ». Tout l'enjeu est de peser dans cette coalition.

L'UDI n'est donc pas capable de vivre seule ?
Aucun parti en France et en Europe n'est fort sans appartenir à une coalition.

Quand présenterez-vous un projet ?
Avant juin. Au préalable, nous devons constituer un bloc de valeurs. Nous souhaitons faire rentrer la France dans le XXIe siècle, établir pour ce faire un inventaire des 15 dernières années, pour dire ce qui a été réussi et ce qui n'a pas fonctionné.

Y compris quand vous étiez ministre de Nicolas Sarkozy ?
Absolument. Nous devons être critiques même envers ce que nous avons soutenu.

Les prochaines élections seront un test. Comment l'UDI va-t-elle s'organiser ?
Nous voulons faire émerger des talents, avec une seule équipe dans chaque grande région, qui se projettera sur les municipales, régionales, cantonales, sénatoriales, européennes et les législatives. Nous pourrons choisir les personnes les plus adaptées aux postes, selon les profils.

Pas de primaires donc. N'est-ce pas là une solution moderne ?
Il faut les meilleures ressources humaines au meilleur endroit. Fait-on des primaires pour les régionales ?

Le gouvernement veut réévaluer le projet de canal Seine- Nord, qui sera financé sous une forme souvent contestée de partenariat public privé (PPP). À 6 milliards d'euros, n'est-ce pas légitime ?

C'est un enjeu considérable de développement de la Picardie et du Nord - Pas-de-Calais : des dizaines de milliers d'emplois, notamment en logistique, 500 000 camions par an de moins sur les routes... Toutes les évaluations et vérifications ont été faites par toutes les parties prenantes. Les travaux ont démarré. Pour le TGV Est, en PPP, ça a coûté 10% de moins. La règle, c'est qu'en arrivant, on critique toujours le projet des autres. Mais vous verrez qu'à l'approche des régionales, tout d'un coup, ce projet connaîtra moins de difficultés.

La majorité de gauche à Amiens défend l'idée du tramway. Vous en avez fait chez vous un à Valenciennes. En tant qu'ex-ministre de l'Écologie, soutenez-vous ce projet amiénois ?
C'est aux équipes locales d'en débattre. Il n'y a pas un outil qui serait adapté partout. Il n'y a pas de vérité absolue. Par contre, Il y a assez d'expériences différentes en France pour former de vraies analyses comparatives sérieuses.

 

Propos recueillis par GAËL RIVALLAIN

 

Jean-Louis Borloo et Hervé Morin visiteront le Marché de Noël d'Amiens à partir de 16 heures et tiendront un meeting ensuite à la salle polyvalente de Saint-Fuscien à 18 heures.

 
Borloo dénonce l'absence de cap du gouvernement et l'appelle à se ressaisir, AFP, 11 décembre 2012 PDF Imprimer

PARIS, 11 déc 2012 (AFP) - Le président de l'UDI Jean-Louis Borloo a dénoncé mardi l'absence "de cap" et "de cohérence" du gouvernement, notamment en matière d'emploi, et appelé l'exécutif "à se ressaisir".
"J'ai rarement eu à ce point le sentiment d'une absence de cap gouvernemental et d'incompréhension devant les mesures annoncées", a expliqué devant la presse l'ancien ministre de l’Écologie.
Pour le leader radical, l'exécutif fait fausse route en matière d'emploi.
"Le sujet principal aujourd'hui c'est le bâtiment et le gouvernement prend toutes les mesures pour aggraver la situation dans ce secteur", a-t-il jugé.
"100% d'augmentation de la TVA sur le bâtiment en un an et demi, quasi-fin des éco-prêts à taux 0, du crédit d'impôt développement durable, aucune mesure de relance sur le privé et le logement social, pire, un désengagement de l’État et des partenaires sociaux sur le logement social en transférant à des communes qui n'ont pas les outils une responsabilité qui n'est pas la leur", a énuméré le député du Nord.
"Cet après-midi, il y a le vote sur la TVA, je demande solennellement de ne pas passer à 10% dans le secteur du bâtiment, c'est une pure folie", a-t-il mis en garde
"Le deuxième secteur touché est celui du service à la personne. On massacre ce secteur, premier créateur d'emploi en France dont les avantages fiscaux ne bénéficient pas à quelques grandes familles mais qui représente un modèle économique populaire pour tous les foyers", a-t-il poursuivi.
"Et puis, j'ai l'impression qu'il n'y a pas de chef du gouvernement. Dans l'affaire de Florange, on ne me fera pas croire qu'un gouvernement de la République envoie un ministre (Arnaud Montebourg, ndlr) faire du chantage. C'est stupéfiant".
"Et quand un autre ministre (Manuel Valls, ndlr) écrit sur du papier à en-tête à la justice (à propos du livre "La Frondeuse", ndlr) est-ce-que le chef du gouvernement a donné son autorisation?", a-t-il demandé.
"On a le sentiment que chacun gère son univers, qu'il n'y a pas de cohérence générale. J'appelle donc solennellement le gouvernement à se ressaisir, à faire un séminaire de réflexion sur les six ou sept grands sujets et sur l'organisation du pôle gouvernemental. Les gens sont inquiets, le pays est inquiet et n'a pas le sentiment d'être réellement gouverné", a-t-il affirmé.

 
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